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PFAS : un an après, le vrai risque… c’est d’attendre (et il s’accélère)

29 avr. 2026

Un an après la promulgation de la loi du 27 février 2025 visant à encadrer les PFAS, l’incertitude demeure… mais elle se resserre. Car si certains attendent encore un cadre totalement stabilisé, la réalité, elle, évolue à grande vitesse. La récente circulaire du 27 avril 2026 en est la preuve : le temps du diagnostic laisse place à celui de l’action. Face aux « polluants éternels », l’inaction n’est plus une option. La question n’est plus “que dit exactement la loi ?” mais bien “êtes-vous prêts pour ce qui arrive ?”

À retenir : les points chauds du sujet PFAS

  • Une réglementation encore mouvante… mais une accélération très nette en 2026,
  • Jusqu’à 10.000 substances PFAS identifiées en Europe,
  • Une présence diffuse dans de nombreux secteurs industriels,
  • Une difficulté persistante à identifier et quantifier les sources,
  • Une responsabilité désormais transverse à toute l’entreprise,
  • Un cadre européen (REACH) en cours de durcissement,
  • Une pression croissante des autorités et des parties prenantes,
  • Le vrai risque : subir demain ce que vous n’anticipez pas aujourd’hui.
PFAS : une pollution diffuse, des impacts durables
Textiles techniques, emballages alimentaires, mousses anti-incendie, composants électroniques, revêtements industriels… Les PFAS sont partout - et surtout, ils restent.
  • Selon les Agences Régionales de Santé (ARS), des traces sont désormais détectées dans l’eau potable, les sols et les rejets industriels,
  • Leur persistance est extrême : plusieurs années dans le corps humain, des décennies dans l’environnement,
  • Une pollution invisible, cumulative… et difficile à contenir.
C’est précisément cette combinaison - omniprésence + persistance - qui transforme le sujet en risque systémique.

Une réglementation plus ancienne… et en nette accélération

Contrairement à une idée répandue, le sujet PFAS ne date pas de 2025. Les premières obligations ont ciblé les ICPE, avec une logique de diagnostic.
Mais depuis 18 mois, le rythme s’intensifie :
  • Surveillance des rejets aqueux (ICPE puis STEP),
  • Suivi des émissions atmosphériques (arrêté du 31 octobre 2024),
  • Arrêté du 3 septembre 2025 avec des obligations structurantes :
    • Prélèvements PFAS sur les STEP > 10 000 EH,
    • Renforcement des exigences sur l’eau potable,
    • Suivi des émissions dans l’air.
Une bascule s’opère : on ne cherche plus seulement à comprendre… on commence à encadrer.

PFAS : la nouvelle donne réglementaire qui change tout

La circulaire du 27 avril 2026 marque un tournant opérationnel majeur.

Une surveillance ciblée… mais appelée à s’élargir

  • Stations d’épuration > 10 000 EH,
  • Sites recevant des effluents industriels (textile, papier notamment),
  • Arrêtés préfectoraux attendus avant le 1er juillet 2026,
  • Et dès 2027 : extension possible à des installations plus petites.
Une campagne d’analyses structurée
  • Analyse de 52 substances PFAS,
  • Campagnes trimestrielles sur 12 mois,
  • Méthodologie encadrée (en attendant la norme EN ISO 25652).
Objectif : passer d’une vision partielle à une cartographie fiable des contaminations.

Des conséquences immédiates en cas de dépassement

  • Dépassement seuils POP → destruction des boues,
  • Dépassement autres seuils → suspension de l’épandage,
  • Réorientation vers d’autres filières ou stockage.
Une traçabilité étendue
En cas de dépassement, obligation de :
  • Rechercher les sources de contamination,
  • Analyser les sols (jusqu’à 5 ans en arrière),
  • Contrôler digestats et composts.
Autrement dit : le problème ne s’arrête plus à la sortie de votre site.

Un calendrier très court

  • Application : 1er juillet 2026,
  • Cadre pérenne attendu : 1er janvier 2027.
Le message est clair : le temps de réaction se compte désormais en mois, pas en années.

Industrie : de la mesure à la preuve

Pour les ICPE, une nouvelle phase commence :

  • Contrôles réguliers,
  • Justification auprès des autorités,
  • Application renforcée du principe pollueur-payeur.
Un point critique demeure : les émulseurs incendie encore chargés en PFAS, qui imposent parfois une refonte complète des dispositifs. Ici, l’enjeu n’est plus technique uniquement. Il devient financier, opérationnel et stratégique.
Mesurer, comprendre… et surtout décider

Le défi PFAS n’est pas seulement analytique, il est décisionnel.

  • Identifier les sources réelles,
  • Définir les périmètres impactés,
  • Interpréter des résultats complexes,
  • Prioriser les actions.
Le vrai basculement est là : Produire des données ne suffit plus. Il faut être capable d’agir dessus. Sans stratégie, la donnée devient un risque en soi.

Des enjeux qui mobilisent toute l’entreprise

Les PFAS sortent du périmètre HSE pour devenir un sujet transverse :
  • Direction générale : pilotage des risques,
  • Production : adaptation des procédés,
  • Achats : sélection des matières,
  • RSE : cohérence des engagements,
  • Juridique : exposition aux contentieux.
Les PFAS deviennent un sujet de gouvernance.

Anticipez pour garder la maîtrise

Face à cette accélération, une posture s’impose : l’anticipation.
Vos priorités :
  • Cartographier vos usages PFAS,
  • Évaluer vos risques,
  • Structurer un plan d’action progressif,
  • Anticiper les évolutions réglementaires,
  • Intégrer le sujet dans votre stratégie <b>RSE</b>
Ne pas agir aujourd’hui, c’est subir demain dans l’urgence.

Pourquoi s’appuyer sur DEKRA ?

Face à un sujet aussi technique, mouvant et structurant, l’accompagnement devient un levier décisif.
L’accompagnement de nos experts vous apportent :
  • Une expertise reconnue en risques industriels et environnementaux,
  • Une capacité à interpréter des données complexes,
  • Une vision intégrée : réglementaire, technique et stratégique,
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Avec DEKRA, vous ne subissez pas le sujet PFAS : vous le pilotez.
Ne laissez pas les PFAS dicter votre agenda
La réglementation évolue. Les exigences se durcissent. Les attentes augmentent.
Mais une chose reste entre vos mains : votre capacité à anticiper.
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