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PFAS : un an après, le vrai risque… c’est d’attendre

29 avr. 2026
À retenir : les points chauds du sujet PFAS
  • Une réglementation encore incomplète, mais une pression croissante,
Jusqu’à 10.000 substances PFAS identifiées en Europe,
  • Des PFAS présents dans de nombreux secteurs industriels,
  • Une difficulté à identifier et quantifier précisément les sources,
Une responsabilité désormais transverse à l’entreprise,
  • Un cadre européen (REACH) qui se durcit rapidement,
  • Une attente forte des parties prenantes (autorités, clients, société civile),
  • Le vrai risque : subir demain ce que vous n’anticipez pas aujourd’hui.
PFAS : une pollution diffuse, des impacts durables
Textiles techniques, emballages alimentaires, mousses anti-incendie, composants électroniques, revêtements industriels…
Les PFAS sont aujourd’hui omniprésents dans les chaînes de production.
  • Selon les données des Agences Régionales de Santé (ARS), on retrouve des traces de PFAS dans l’eau potable, les sols industriels et les rejets aqueux.
  • Une extrême persistance dans l’environnement et dans l’organisme humain : certains PFAS peuvent rester présents plusieurs années dans le corps humain, et des décennies dans les sols et les eaux.
  • Autrement dit : une pollution diffuse, durable et difficile à contenir. Et c’est précisément ce qui rend le sujet explosif.
Une réglementation plus ancienne… et en nette accélération
Contrairement à une idée répandue, la réglementation PFAS ne date pas uniquement de 2025. Une première vague de mesures visait déjà les rejets aqueux des ICPE, dans une logique de diagnostic initial. Objectif : comprendre, cartographier, objectiver.
Mais ces derniers mois, un changement d’échelle s’opère :
  • Rejets aqueux des STEU (stations d’épuration) : passage à une logique de surveillance, en s’appuyant sur les enseignements issus des ICPE. Les rejets industriels influencent désormais directement les programmes de contrôle des stations,
  • Rejets atmosphériques (arrêté du 31 octobre 2024) : une nouvelle étape orientée diagnostic des émissions dans l’air,
  • Arrêté du 3 septembre 2025 relatif aux PFAS : un jalon structurant avec des obligations concrètes :
    • Prélèvements PFAS en entrée et sortie de STEP (>10 000 EH) avant fin 2026,
    • Nouvelles exigences sur l’eau potable dès 2026,
    • Suivi des rejets atmosphériques PFAS.
Ces mesures concernent directement les collectivités et grands opérateurs de l’eau… mais aussi, indirectement, l’ensemble des industriels raccordés.
Industrie : de la mesure à la preuve
Pour les ICPE soumises à autorisation, les premières campagnes de prélèvements PFAS sont désormais achevées. Une nouvelle phase commence :
  • Contrôles périodiques,
  • Justification auprès des autorités (DREAL),
  • Application du principe pollueur-payeur.
  • Un point reste critique : les mousses d’extinction incendie (émulseurs), encore largement chargées en PFAS : certains industriels doivent repenser entièrement leurs systèmes de sécurité incendie, avec des impacts techniques et financiers majeurs.
Mesurer, comprendre… et surtout décider
L’un des défis majeurs des PFAS réside dans leur complexité d’analyse :
  • Identifier les sources réelles de contamination,
  • Définir le périmètre impacté (sols, eaux, rejets…),
  • Interpréter des résultats parfois techniques et incertains,
  • Prioriser les actions à engager.
Aujourd’hui, un basculement s’opère. La question n’est plus seulement : “Que mesure-t-on ?” Mais : “Que fait-on de ce que l’on découvre ?”
Produire de la donnée sans stratégie associée, c’est prendre le risque de vous exposer à des non-conformités sans être prêt à y répondre. Il s’agit donc de franchir un cap : passer de la connaissance à la décision.
Des enjeux qui mobilisent toute l’entreprise
Longtemps cantonnée aux services HSE, la question des PFAS est désormais transversale.
  • Direction générale : pilotage stratégique et gestion des risques,
  • Production : adaptation des procédés,
  • Achats : sélection des matières premières,
  • RSE : alignement avec les engagements environnementaux,
  • Juridique : responsabilité et contentieux.
Les PFAS deviennent un sujet d’entreprise, au croisement de votre conformité, votre performance et votre l’image.
Anticipez pour garder la maîtrise
Face à l’incertitude réglementaire, une approche proactive s’impose. L’objectif est d’être en mouvement, en structurant une trajectoire crédible et pilotée.
Vos premières étapes clés :
  • Cartographier vos usages et les sources potentielles de PFAS,
  • Évaluer vos risques environnementaux et sanitaires,
  • Mettre en place des plans d’actions progressifs,
  • Anticiper votre évolution reglementaire (notamment REACH),
  • Intégrer ces enjeux dans votre stratégie RSE
Pourquoi s’appuyer sur DEKRA ?
Face à un sujet aussi technique et évolutif, l’accompagnement fait la différence.
DEKRA vous apporte une expertise globale pour accompagner chaque étape :
  • Une expertise reconnue en risques industriels et environnementaux,
  • Une capacité à interpréter des données complexes,
  • Une vision intégrée : réglementaire + opérationnelle + stratégique,
  • Un accompagnement terrain, au plus près de vos installations.
Une approche qui permet de transformer un sujet subi en levier de maîtrise et de décision.
Ne laissez pas les PFAS dicter votre agenda
La réglementation évoluera. Les exigences se renforceront. Les attentes des parties prenantes continueront de croître. La seule variable que vous maîtrisez aujourd’hui est votre capacité à agir.
Faites le choix d’anticiper dès maintenant.
Appuyez-vous sur l’expertise DEKRA pour structurer votre démarche PFAS